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The Filson Historical Society Digital Projects

Letter to Albert Wolff, June 5, 1945

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Le 5 juin 1945

Mon bien cher Albert,

Je viens de rentrer dans mon ermitage ardéchois.Je n'en suis pas fâché au fond car j'y ai une vie pas trop désagréable en somme.

Je suppose que tu as recu les deux lettres-rapports que j'ai envoyées de Paris.

J'ai fait le maximum possible dans le temps qui m'étais imparti.

Je prends maintenant la question de nos intérêts en Alsace et ailleurs sérieusement en main.

Ci joint copie de deux lettres que je viens de pondre aujourd'hui même.L'une d'elle au secrétaire de la Mairie de Blanc Mesnil qui n'a pu se rendre au rendez vous que je lui avait fixé pourtant dans sa propre mairie,l'autre à un de mes copains de Faculté qui est devenu une huile du sequestre.J'étais assez bien avec lui autrefois et j'espère qu'il me sera utile.

Je joins également une coupure du Journal Aurore de Paris (radical-socialiste) sur laquelle je me passe de tout commentaires.

Vivement que je m'embarque pour New-York,je sais que ce ne sera pas une solution complète mais au moins partielle. Je suis dès mon retour accablé de besogne,je répondrai [d?]onc ulterieurement à la très charmante lettre de ta femme ainsi qu'à la lettre de Robert.

Je suis extrêmement inquiet sur la maladie qu'a eu Robert et qui lui a fait perdre toutes ses dents.Qu'était-ce? A mon retour ici Trois colis m'attendaient en provenance des Etats Unis.Vraiment je suis touché de tant de gentillesse ils étaient de Marthe et de Denise.Merci de tout coeur. J'écrirai pour remercier dès que j'aurai un instant mais ce n'est pas une mince affaire que de remettre en marche un hebdomadaire.

Je serais heureux de savoir quel est l'état des démarches faites à ce jour en vue de mon départ que j'espère aussi rapide que possible pour les U.AS.Il faudrait en effet que je puisse les synchroniser avec les démarches que j'aurais éventuellemnt à faire en France.

Robert me parle dans sa lettre de m'envoyer un costume.je ne sais pas comment il pourrait le faire mais en tous cas ce serait une excellente idée et cela me serait d'une grand utilité.Je suis loin d 'être un arbiter elegantium et surtou j'use m[?] affaires avec une vutesse effarrante quoiqu' ayant appris à en prendre soin.

Mon cher Albert,je tape ces quelques lignes à toute barde, Je serai plus long demain car je compte répondre à ta femme[?] et à Robert.Dis bien à tous les nôtres combien je les remercie pour leurs paquets et combien mes pensées sont constamment aupres d'eux comme auprès de toi;

Je t'embrasse de tout coeur:

[signature]

Citation

“Letter to Albert Wolff, June 5, 1945,” The Filson Historical Society Digital Projects, accessed December 12, 2025, https://filsonhistorical.omeka.net/items/show/7042.

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